OUVRIR LES YEUX

« En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu, et on persécute ceux qui sonnent le tocsin. » Chamfort

lundi 26 janvier 2015

La responsabilité de nos dirigeants de droite comme de gauche ont permis l"emergence d'une geurre larvée e

L'enfumage dans lequel nos dirigeants politiques va t'il se dissiper grâce au peuple de France qui maintenant descendra dans la rue pour défendre les valeurs de notre République?
Ce texte nous éclaire sur certaines pratiques "illégales" d'une population venue d'ailleurs ..Savoir pour ne pas se faire avoir

"""Lettre ouverte de Sami Aldeeb à Manuel Valls : connaissez-vous l’apartheid islamique ?



Monsieur le Premier ministre,
Ces derniers jours, vous avez tenté de cerner les origines du drame de Charlie Hebdo, afin que cela ne se répète pas dans votre beau pays.
Après que votre président ait disculpé l’islam en déclarant que les «terroristes n’ont rien à voir avec la religion musulmane», vous visez maintenant l’école qui aurait failli à son rôle d’intégration, et l’existence d’un «apartheid territorial, social, ethnique, qui s’est imposé à notre pays».
En tant que suisse d’origine proche-orientale, j’ai réfléchi à la situation en Suisse, petit pays pauvre en ressources naturelles, divisé en 26 cantons jaloux et fiers de leur souveraineté, quatre communautés linguistiques et deux principales communautés religieuses traditionnellement antagonistes (catholiques et protestants). Pourquoi la cohabitation y a-t-elle fonctionné alors qu’au Proche-Orient, et notamment dans mon pays d’origine, la Palestine, les gens s’entre-tuent, et comment empêcher que votre France soit contaminée par le mal proche-oriental et ravagée par une guerre religieuse?
Sans doute, on dira que la prospérité économique suisse a joué un rôle, mais cette prospérité a été précédée par des réformes institutionnelles qui ont évité à la Suisse une guerre entre protestants et catholiques, en permettant l’intégration de ces deux communautés. Aucune prospérité économique ne peut intervenir dans un pays sans une cohabitation harmonieuse entre ses différentes communautés.
À refuser d’apprendre la leçon de l’histoire, on risque de répéter les erreurs du passé. Je vous propose donc un peu d’histoire.
La Suisse, comme d’autres pays européens, a connu ce qu’on appelle le Kulturkampf, traduit généralement en français par «Combat pour la civilisation». Ce qui rappelle étrangement l’expression «Clash of civilizations» rendue célèbre par Samuel P. Huntington.
Ce «Combat pour la civilisation» a débuté par un conflit entre le royaume prussien, et ensuite l’empire allemand sous la houlette de Bismarck d’une part, et d’autre part l’Église catholique sous Pie IX autour de la séparation de l’État et de la religion, conflit provoqué par l’adoption de lois régissant la vie en société dans l’État sans l’approbation préalable de l’Église et des autorités religieuses. C’était une extension du conflit opposant les philosophes des Lumières, qui plaçaient la raison au-dessus de la religion, et l’Église catholique qui plaidait pour la suprématie de la religion sur la raison et la science, affirmant qu’il appartenait à la religion (ou plus précisément aux autorités religieuses) de délimiter les compétences législatives de l’État.
Ce «Combat pour la civilisation» a commencé dans les années 1860, dans la région allemande de Baden, qui avait imposé aux prêtres un examen culturel visant à établir dans quelle mesure ils acceptaient l’État et lui prêtaient allégeance. Celui qui refusait cet examen se voyait interdire l’exercice de la fonction religieuse. En 1864, le Pape Pie IX a établi une liste de 80 erreurs en politique, en culture et en science, où figuraient la liberté d’expression, la liberté religieuse et la séparation entre l’État et la religion. Ensuite est venu le Concile Vatican I (1869-1870) affirmant l’autorité de l’Église, notamment à travers le dogme de l’infaillibilité du pape. Ce geste a été perçu par les libéraux comme une violation de la liberté de pensée et de religion. L’État a appuyé ce courant libéral et les relations entre l’Allemagne et le Vatican ont été rompues en 1872. Bismarck a alors promulgué plusieurs lois visant directement ou indirectement l’Église catholique. Ce fut le fondement de l’État moderne en Europe occidentale.
Le «Combat pour la civilisation» s’est étendu à la Suisse et a failli y provoquer un conflit armé entre les cantons catholiques et protestants. La Suisse a rompu ses relations avec le Vatican en 1873, en raison du dogme de l’infaillibilité du pape, et, une année plus tard, elle a adopté la Constitution de 1874 qui consolidait l’unité nationale et affirmait son indépendance à travers des normes visant à séparer l’État de la religion et à garantir les libertés individuelles. On citera ici les dispositions suivantes:
  • Retrait du registre des personnes des mains de l’Église et son transfert à l’État, qui le baptisa «Registre de l’état civil».
  • Imposition du mariage civil devant l’Office de l’état civil. Dès lors, une cérémonie religieuse ne pouvait intervenir qu’après le mariage civil. On ne parlait plus de mariage religieux, mais seulement de bénédiction religieuse. Un religieux qui donnait sa bénédiction avant le mariage civil était poursuivi, sanctionné pénalement, et son acte restait sans aucun effet juridique. Cela permettait à toute personne, quelle que soit sa religion, d’épouser qui elle voulait devant l’Office de l’état civil, sans se référer aux autorités religieuses.
  • Suppression des tribunaux religieux et attribution exclusive des juridictions à l’État. Il devenait ainsi possible de dissoudre le mariage par le divorce dans des circonstances prévues par la loi civile, et non par l’Église.
  • Garantie de la liberté religieuse, dont la liberté des parents de choisir la religion de leurs enfants et leur éducation religieuse dans les écoles, et ce jusqu’à l’âge de 16 ans. Par la suite, ce droit est transféré à l’enfant lui-même qui a le droit de changer de religion s’il le veut, ou de ne pas suivre d’éducation religieuse.
  • Placement des cimetières entre les mains des autorités civiles. Ainsi, tous les cimetières sont ouverts à tous, quelle que soit leur religion. On a supprimé la séparation entre catholiques et protestants après la mort, et les autorités religieuses n’avaient plus le droit de décider qui serait enterré dans un cimetière. Toute personne avait désormais droit à un enterrement décent, sans discrimination religieuse.
Par ces mesures, les autorités suisses ont mis la main sur toutes les compétences civiles de l’Église de la naissance à la mort. Voilà les normes qui ont assuré la paix confessionnelle en Suisse au XIXe siècle, laquelle a permis la prospérité.
Or, dois-je vous le rappeler, les usages islamiques appliqués par la communauté musulmane, et dont certains sont admis par votre pays, s’opposent aux normes que je viens de citer.  Ce sont ces usages qu’on doit qualifier d’apartheid, ou qui conduisent à l’apartheid social que vous dénoncez. Voyez vous-même:
  • Les musulmans refusent le mariage d’une musulmane avec un non-musulman, alors qu’ils se permettent d’épouser les femmes non musulmanes. Si un chrétien en France veut épouser une musulmane, la communauté musulmane française lui impose la conversion à l’islam. S’il ne s’y plie pas, sa femme musulmane et son mari non musulman risquent de se faire tuer par leur propre famille. Or sans mariages mixtes, aucune intégration sociale n’est possible pour la communauté musulmane. Et ces mariages doivent avoir lieu dans le respect des normes françaises, sans les discriminations spécifiquement musulmanes. Un musulman qui refuse que sa fille épouse un chrétien ne doit pas avoir le droit de séjourner en France, d’y demander l’asile politique ou d’en obtenir la nationalité.
  • Des imams en France célèbrent des mariages religieux à l’insu des autorités françaises, et certains de ces mariages sont polygames, en violation du droit français. Ces imams doivent être sanctionnés, déchus de leur nationalité et expulsés de France.
  • La communauté musulmane en France ne reconnaît toujours pas la liberté de changer de religion. Les apostats, ceux qui quittent l’islam, doivent rester discrets par peur de se faire harceler, voire tuer dans votre propre pays. Aucun imam et aucun musulman ne doit être accepté en France s’il n’admet pas la liberté religieuse, y compris le droit de changer de religion, de quitter l’islam.
  • La communauté musulmane demande la création de cimetières ou de carrés réservés exclusivement aux musulmans, parce que le droit musulman interdit qu’on enterre un musulman à côté d’un mécréant. Votre pays doit interdire la création de cimetières religieux, supprimer ceux qui existent et exiger que les morts soient enterrés les uns à côté des autres sans distinction de religion. Aucun imam et aucun musulman ne doit être accepté en France s’il n’admet pas ce principe d’égalité et de non-discrimination devant la mort.
  • La communauté musulmane place la loi religieuse au-dessus de la loi française. Il suffit d’observer les restrictions vestimentaires que la communauté musulmane impose à ses membres malgré l’interdiction du voile intégral en France. Un de vos ressortissants musulmans va jusqu’à payer les amendes infligées aux femmes qui portent le niqab en violation de la loi française. La France doit être ferme dans ce domaine et renvoyer les imams et les musulmans qui refusent de se plier aux normes françaises dans ce domaine.
  • La communauté musulmane cultive une vision de rejet par rapport aux non-musulmans dans leur propre culte. La prière de la Fatiha, premier chapitre du Coran, que chaque musulman doit répéter 17 fois dans les cinq prières quotidiennes, dit: «Dirige-nous vers le chemin droit. Le chemin de ceux que tu as gratifiés, contre lesquels tu n’es pas en colère et qui ne sont pas égarés. Or, l’écrasante majorité des exégètes affirment, sans réfutation aucune, que ces deux catégories désignent respectivement les juifs et les chrétiens, comme je le démontre à travers l’examen de 88 exégèses anciennes et modernes, dans mon ouvrage intitulé La Fatiha et la culture de la haine. Et ceci est également enseigné aux enfants. Comment voulez-vous que des musulmans répétant 17 fois par jour de telles invocations haineuses à l’égard des non-musulmans puissent s’intégrer dans la société française? En outre, comment voulez-vous que des musulmans puissent s’intégrer parmi des gens que le Coran qualifie de mécréants (kafirs, terme constituant la pire insulte possible en langue arabe) et avec des juifs que le Coran dit transformés en porcs et en singes?
À ces problèmes juridiques et cultuels qui favorisent l’apartheid, j’ajouterai le jeûne du Ramadan, qui empêche toute activité normale et freine tout progrès économique pendant un mois, et affecte la santé des musulmans.
Monsieur le premier ministre, ces normes islamiques doivent être combattues par votre pays afin d’assurer l’intégration de la communauté musulmane en France. Il est de votre devoir d’assurer la suprématie de la loi française sur le territoire de votre pays et de refuser l’octroi de l’asile politique, du permis de séjour et de la nationalité à ceux qui refusent de se plier aux lois françaises. Vous devez exiger des imams qui officient dans votre pays qu’ils prêtent un serment d’allégeance à votre pays, qu’ils se soumettre à ses lois et ne prônent pas les normes islamiques contraires à ces lois. Cela nécessite une profonde remise en question des enseignements islamiques qui contribuent à l’apartheid dans votre pays et menacent la paix religieuse entre les communautés.

Ces imams doivent être formés en France, dans le respect des lois françaises, et non pas importés, avec leurs normes désuètes contraires à vos lois et aux conventions internationales signées par votre pays.

 Veuillez agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma haute considération.
Sami Aldeeb, Dr en droit, professeur des universités
Directeur du Centre de droit arabe et musulman: www.sami-aldeeb.com  
Auteur d’une traduction française du Coran par ordre chronologique,
d’une édition arabe du Coran par ordre chronologique et d’autres ouvrages""

samedi 17 janvier 2015

Les malappris de Carpentras dont fait partie le Maire Francis Adolphe



 Mais bien sur que certains élus excluent  sciemment  l'opposition !

 Y compris en se cachant derrière le protocole ..preuve en est,   qu'en l'absence de Marion Marechal Le Pen,  son suppléant Hervé de Lépinau n'est pas autorisé  à déposer une gerbe lors des commémorations. Il  le fait donc après les officiels . Alors que dans d'autres communes "la coutume  républicaine"  n'exclut  pas  ceux qui représentent l'opposition ...un savoir vivre ensemble .

Mais à Carpentras, rien ne se passe comme ailleurs.
 Comme par exemple les électeurs de certaines Cités..Le Pou du Plan, Les Amandiers  qui se découvrent un esprit civique lors des dernières élections municipales en  arrivant en masse aux urnes et disparaissent aux autres  élections ... Une vivier de voix  ayant  fait la différence en Mars 2014. L'intérêt local  de ces voix avec des promesses à la clé primant sur toute autre considération..Une Méga Mosquée parait-il avec école coranique ...sous la protection de Monsieur Le Ministre de l' Intérieur  qui a  fait le déplacement pour apporter son entier soutien....

 Il y a manif et manif...celle  Manif pour tous où l'on donne des chiffres de participation fantaisiste,où l' on gaze" les têtes blanches et les enfants, procède à des arrestations arbitraires  et celle où l'Union Nationale doit se faire mais sans le FN. Comme il y a Presse et Presse...la bonne et la mauvaise, celle où des journalistes sont mis  au pilori pour  avoir profané la  bienpensance de gauche , les Zemour, Tesson, Ménard etc..et celle où des journalistes sont sanctuarisés...Saint Cabu  Saint Charb Saint Wolinski ..si leur talent de dessinateur- caricaturiste  restera,  leurs propos par contre ne feront pas l'unanimité..Charlie Hebdo, comme dit Ruquier,  va en surprendre plus d'un..
PLANTU   a raison quand il écrit "JE SUIS CHARLIE, MAIS.....bien sur vilipendé par LUZ dont la vulgarité est une deuxième peau au nom de la liberté d'expression ..ovationné par des Ministres lors de la cérémonie d'hommage à Charb, Internationale et poings levés à profusion;  dont fut exclu,  la aussi,  sa compagne Jeannette! Mélanchon en a profité pour sortir la faucille et le docteur est tombé dans des larmes shakespearienne ....il attendrait un poste de secrétaire d'Etat....
Pas besoin d''acheter Charlie Hebdo ,  il circule sur la toile et sincèrement  on ne peut rire de tout et je comprends que des citoyens, quelque soit leur réligion,  soient affectés par des dessins de très mauvais gout!
Une feuille de chou à ne pas mettre dans les mains des adolescents.. parfois à la limite du porno! 
 La méga promotion gratuite dans les médias visuelles  commence sérieusement à me  saturer  !
Trop c'est trop!

C'est naturellement que le valeureux Maire de Carpentras  appelle au bien vivre ensemble tout en excluant  une partie de la population  tout en invitant le député Ump Julien Aubert à qui il doit son  trône ou pose avec le past Député Jean Michel Ferrand...son exemple, celui qui lui aurait  donné, parait-il,  goût à la politique et à ses manigances !
 Après on nous dira qu'il n'y a pas de collusion UMP/PS ...L'essentiel pour eux battre le Rassemblement bleu Marine quitte à asseoir le PS

 Ce même Maire, au double langage,   qui lors de ses vœux clame
" Agir ensemble dans l’intérêt du Comtat Venaissin sans que quiconque ne songe à régner sans partage en additionnant nos forces et nos diversités tout en respectant  les sensibilités  et les spécificités de chacun"
Une candidature aux départementales serait-elle en vue?

Encore un article de Boulevard Voltaire dont vous pourrez lire la totalité sur leur site internet

"""Mais cette mesquinerie, cette petitesse, cette « socialisterie » ne sont malheureusement pas réservées aux hiérarques haut perchés. J’en prends pour exemple ce qui s’est passé le même jour à Carpentras. Francis Adolphe, maire socialiste de cette ville qu’il conserva l’an passé avec seulement 305 voix d’avance sur le Front national, convia les responsables politiques et religieux à une minute de silence en la maison commune mais se garda bien d’inviter l’opposition municipale représentant près de 42 % des électeurs. La députée Marion Maréchal-Le Pen, elle aussi, fut ostracisée alors qu’a contrario, le député UMP Julien Aubert fut présent. Le mufle municipal argua qu’il avait envoyé l’invitation sur son compte Twitter (deux heures avant la cérémonie !...... GM "

vendredi 16 janvier 2015

Je ne suis pas Charlie Hebdo , je suis Boulevard Voltaire..chacun peut exprimer sa liberté d'expression à Carpentras , chacun sa voix, chacun sa voie

 Je suis Boulevard Voltaire !

Et qui a supprimé le Sercice Militaire  et qui n'a pas su le transformer en une obligation Civique qui permette l’intégration des populations immigrées?  Jacques Chirac....
 DP


Et si on rétablissait le service militaire ?
Il faut réarmer moralement notre nation. C’est ce que l’on commence (enfin) à entendre, après les attentats islamistes de la semaine dernière.
Colonel à la retraite


Il faut réarmer moralement notre nation. C’est ce que l’on commence (enfin) à entendre, après les attentats islamistes de la semaine dernière, en espérant que ce réarmement, s’il se fait, n’aura aucun état d’âme à passer sur le corps moribond de l’idéologie soixante-huitarde !
On réarme moralement une nation en forgeant sa jeunesse dans un creuset commun que l’Éducation nationale n’a su, pu ou pas voulu être. De toute façon, l’école n’est là, en théorie, que pour apprendre et ce n’est pas suffisant. Le véritable creuset est celui de l’action, du service. Le service fut militaire puis national. Il est aujourd’hui civique mais surtout pas obligatoire. Le Président envisageait en septembre 2014 de le rendre universel.
Or, on ne réarme pas moralement une nation en faisant faire du macramé ou en enseignant les langues exogènes dans les banlieues. C’est pourtant, en gros, ce que proposait François Hollande : « On peut aller dans un hôpital […] dans une maison de retraite, on peut aller s’occuper dans une école. » Activités, certes, nobles et nécessaires pour tisser du lien social, mais l’on peut douter qu’elles puissent forger la cohésion nationale. On peut, d’ailleurs, imaginer que la mise en œuvre sur le terrain d’un tel service risquerait fort d’être laissée aux mains d’associations de proximité à qui on offrirait ainsi une main-d’œuvre gratuite. On peut imaginer, aussi, que chacun jouerait de son petit piston pour que son rejeton puisse justement effectuer ce service à proximité de la maison et, si possible, dans l’association que l’on connaît bien… Un service universel, mais chacun dans son quant-à-soi.
M. Raffarin, interviewé le 13 janvier sur LCP, affirmait qu’il est favorable à l’extension du service civique. Il soulignait, en revanche, que cela aurait un coût et qu’il faudrait fixer des priorités budgétaires. Une évidence ! Mais l’on sait que M. Raffarin excelle en la matière… M. Raffarin exclut, en revanche, l’idée d’un service des armes en arguant de la haute technicité requise par le combat moderne. Il ne devait pas avoir vu les images de nos soldats de l’armée de terre dépêchés dans l’urgence à Paris et transformés en agents de sécurité devant les lieux de culte israélite alors que leur vocation première est de faire la guerre, ce qui n’est pas tout à fait le même métier, on en conviendra.
Le groupe des Trentenaires de l’UMP, quant à lui, ose l’idée du rétablissement d’un service militaire, seul capable de s’imposer comme un véritable creuset national. Seul, en effet, l’apprentissage du service des armes avec ce qu’il exige d’engagement physique, intellectuel, moral, de cohésion, d’abnégation, voire de sacrifice, de primat du groupe sur l’individu, est capable d’éveiller une conscience collective forte. Pour faire court, le patriotisme s’acquiert mieux après une marche, un tir de nuit et un bivouac avec des camarades issus de tous les milieux sociaux qu’en hurlant « La Marseillaise » dans un stade avec ses copains de club !
Ce service militaire pourrait être, du reste, le « vivier » d’une sorte de garde nationale à l’instar de ce qui existe aux États-Unis, troupe de réserve qui intervient régulièrement sur le territoire américain lors des catastrophes naturelles, d’attentats terroristes ou encore à l’occasion de grandes manifestations, pour renforcer la sécurité. Nos réservistes, qui interviennent déjà dans le cadre de Vigipirate, trouveraient ainsi leur rôle renforcé, tant dans la formation des « conscrits » que dans la conduite des opérations intérieures, allégeant ainsi la charge des soldats de métier appelés à servir à l’extérieur.
Les esprits méfiants argueront que l’on offrirait ainsi aux potentiels terroristes une formation à bon compte. On leur répondra qu’ils savent malheureusement trouver ailleurs leurs stages d’aguerrissement et qu’oser le patriotisme a forcément sa part de risque.
Bien sûr, encore une fois et enfin, il y a le coût. Et les milliards déversés depuis des décennies dans toutes ces politiques d’intégration pour, au final, fabriquer de potentiels petits Liban ou Kosovo un peu partout dans notre pays ?

lundi 12 janvier 2015

Carpentras : 11 ans!!! une fillette de 11 ans insulte , gifle son professeur!

Soutien à l'enseignante...le laxisme se retrouve dans toutes les strates de notre société...

11 ans!! Elle gifle, insulte et  retourne a l'école comme si rien ne s'était passé! 

Carpentras Tags : Fait divers Collège Carpentras
D'aucuns jugent bien trop laxiste la sanction dont écope l'élève




C'est au collège François Raspail que se sont déroulés dans une classe de 6e, à la mi-décembre,
 des faits qui ont entraîné un dépôt de plainte de la part d'une enseignante.
Aujourd'hui, une enfant de 11 ans peut insulter et gifler un prof, puis continuer de venir au collège comme si de rien n'était. C'est honteux !.. Alors que la sanction aurait dû être exemplaire, la gamine est juste exclue 8 jours et on va la changer de classe"s'indigne un père d'élève, commentant ainsi une décision du Conseil de discipline du collège François Raspail.
Scandalisée aussi, la fonctionnaire victime de l'agression, qui dénonce : "Cette sentence dérisoire par rapport aux faits prouve bien que le système scolaire dérape. Il n'y a plus d'interdit, plus de cadre... Nous sommes des enseignants, pas des travailleurs sociaux ! Or aujourd'hui, nous semblons condamnés à accepter l'inacceptable."
Motif de cette colère mêlée de désespoir : des événements qui se sont produits le lundi 15 décembre, dans une classe de 6e. La professeur raconte : "Pendant que je faisais mon cours, une élève a brandi un papier où elle me traitait de p... et de s...... Je lui ai ordonné de quitter immédiatement la salle. Alors que je rédigeais le mot d'exclusion sur son carnet de vie scolaire, elle m'a asséné une gifle de toutes ses forces sur la joue gauche. Je ne m'y attendais pas. J'ai reculé et j'étais tellement choquée, que je me suis mise à pleurer. Tous les autres élèves étaient comme pétrifiés.(...) Elle me regardait en souriant d'un air narquois..." LIRE L ARTICLE COMPLET DANS LA PROVENCE

dimanche 11 janvier 2015

Le bal et la mascarade des hypocrites y compris à Carpentras



 Francis Adolphe, le coquin, s'est débrouillé pour que les 7 élus et les  électeurs nombreux, plus de 5000 personnes, plus de 42% des votants,( seulement 300 voix d'écart entre la liste de Francis Adolphe et celle de Hervé de Lépinau)  ne soient pas conviés, à la minute de silence organisée par le Maire de Carpentras.  Les socialo-communistes qui se sont emparés de ce drame pour redorer leur piteux blason rétorquent qu'ils ont informé via les réseaux sociaux..mais est ce que tout le monde est fan de facebook, twitter et autre? Non! 
Est ce que le Maire dans un esprit Républicain  a informé personnellement tous les élus? Non!
 Il existe une liste noire ...surtout ne pas  inviter certaines personnes.  
C'est naturellement que les socialistes  essaient de rameter les foules.."tous derrière moi, je serai avec vous s'exclame François Hollande espérant ainsi remonter dans les sondages? Qui est dupe?   Cette récupération politique est une mascarade..tous avec nous sauf les millions de Français qui ont voté FN/RBM et tous cela avec la complicité de l'Ump qui s'est fait entourlouper alors que pour l'affaire Merah les socialistes avaient critiqué la politique de Sarlozy.


 Les électeurs se rappelleront  de cette exclusion  visant à désigner le Parti de Marine Le PEN comme coupable de ces attentats alors que les coupables sont ceux qui favorisent une immigration massive  non contrôlé avec des droits mais sans devoirs  au détriment de ceux  de toutes couleurs, de toute religion  qui eux sont d'abord Français .avant toute chose et veulent apporter leur pierre à l’édifice France! Eux ne veulent pas de communautarisme  mais un seul panache celui de la France qui les a généreusement accueillis.
Nul besoin effectivement de se précipiter derrière Hollande; Les Français l'ont bien compris qui, hier, sans bannière politique, ont manifesté dans les Villes de France, là ou se trouve le vrai peuple, là ou la douleur était sincèrement partagée. 
 Parce que c'était lui , parce que c'était moi

« « Si nous sommes aujourd’hui debout, c’est parce que nous sommes Français. Nul besoin de marcher derrière les responsables de la situation dans laquelle nous sommes.

Journaliste indépendante

Voitures folles, attentats, prises d’otages, fusillades… Le réveil est douloureux. L’insécurité n’est pas nouvelle mais le message conquérant de l’ennemi devient plus clair. Et le bilan est déjà trop lourd pour la France.
La réponse ? Un défilé d’hypocrites en tous genres. D’abord chez nous.
Que les hommes politiques qui encouragent immigration massive et islamisation du pays depuis des décennies aient la décence de se taire plutôt que de se lancer dans une « union nationale » de laquelle ils excluent le seul parti politique à qui il faut au moins reconnaître la constante clairvoyance sur la menace qui devient aujourd’hui bien réelle.
Ils se sont précipités, non-musulmans qu’ils sont tous, pour expliquer que ces islamistes n’avaient rien à voir avec l’islam pendant que des centaines d’enfants musulmans refusaient, en France, d’observer une minute de silence et que des milliers d’autres « fêtaient » partout dans le monde cet attentat…
Des attentats islamistes en pagaille, un soutien inquiétant de la part d’une grande partie de nos « chances pour la France », et c’est encore l’angélisme criminel qui sert de réplique : une marche contre « la barbarie » non identifiée, contre le racisme et les amalgames des Français… Il fallait bien que ce soit de notre faute à un moment donné.
Mais nos « élites » ne sont pas les seules à verser dans une hypocrisie révulsante. Tous les pays arabes ont dénoncé les attentats, et l’Arabie saoudite s’est même fendue d’une présentation de ses condoléances…
À quand les condoléances de cette même Arabie saoudite aux centaines de milliers de familles syriennes endeuillées par les djihadistes « modérés » qu’elle soutient ? À quand les condoléances aux familles de ces personnes exécutées parce qu’elles avaient choisi de quitter l’islam pour embrasser le christianisme ? Quelle est la sincérité d’un pays qui fait mine de pleurnicher après le meurtre de caricaturistes quand il condamne à dix ans de prison et 1.000 coups de fouet un blogueur pour « insulte envers l’islam » ?
Qui peut penser que l’Arabie saoudite condamne ces attentats ignobles quand un rapport du Parlement américain sur le 11 septembre est tenu secret en raison des très probables révélations du soutien financier de l’Arabie saoudite aux terroristes qu’il contient ?
Qui peut saluer ces larmes de crocodiles d’un pays qui consacre des milliards de dollars à la promotion de l’islam sunnite le plus radical qui soit ? Même constat pour le Qatar.
Pareil pour la Turquie dont le Premier ministre sera à Paris dimanche aux côtés de notre gouvernement. Cette même Turquie qui refuse de fermer ses frontières et accepte d’être le passage privilégié de tous ces djihadistes qui se rendent en Syrie tuer des innocents.
Fabius est muet et il a bien raison. La France vient d’être touchée par des monstres qui ont des milliers de frères de lutte qui tuent partout dans le monde, à commencer par ces « rebelles modérés » que nous soutenons depuis quatre ans avec nos alliés du Golfe.
Si nous sommes aujourd’hui déterminés à rester debout, c’est parce que nous sommes Français.
Nul besoin, pour cela, de prétendre être « Charlie » ou de marcher derrière les responsables de la situation dans laquelle nous sommes.
Nul besoin, non plus, de croire aux fables de ces pays arabes qui prétendent condamner ce qu’ils continuent plus ou moins directement à encourager.

jeudi 8 janvier 2015

Attentat du 7 janvier 2015 . SAVOIR NOMMER LE MAL POUR LE COMBATTRE

D'accord pas d'accord,  chacun a le droit de s'exprimer de quelque manière que ce soit, après c'est à chacun d'exprimer son opposition, d'argumenter avec ses propres mots.
 Il n'y a pas que celle que l'on désigne comment étant l'élite  qui peut donner son opinion... Certains ont fait des études et peuvent le faire  en bon français, d'autres le font avec des fautes d'orthographe mais eux le font avec leurs tripes. . Ces derniers ont la Vérité en eux parce qu'ils sont au coeur de la vie sans privilèges aucun, ceux là ont autant de mérité si ce n'est davantage.
Oui, nous sommes tous des Charlie parce qu'en France tout le monde a le droit de dire ce qu'il pense et que la pensée unique dans laquelle certains hommes politiques voudraient nous cantonner ne doit pas être. Il n'y a pas de crayons meilleurs que d'autres.
Il y a surtout la totale liberté d'expression et aucune formation politique,médiatique ou religieuse ne nous imposera quoi que ce soit. 

 LE FONDAMENTALISME N A PAS SA PLACE DANS NOTRE SOCIÉTÉ 
Nous étions loin de penser qu'en France,  lugubrement, on pourrait mourir de rire....Tragiquement , les forces obscures du mal ont levé leurs armes et nous pouvons être assassinés, exécutés,  égorgés   par de sinistres barbares dans notre Pays, parce que nous sommes une civilisation occidentale que des fanatiques veulent abattre au nom d'Allah! 
 Nous devons, des lors, rentrer en résistance sur notre propre sol

Ces journalistes et policiers sont morts pour la France et méritent un immense hommage, celui d'une France libre et souveraine  dont la parole ne doit pas être bâillonnée. 

Il ne faut pas qu'ils soient morts pour rien et il  est temps que le danger soit nommé  et combattu avec acharnement , le laxisme ne  doit  pas être..que le gouvernement ne fasse plus l' autruche comme dit Robert Ménard  
""Non, les assassins ne sont pas des « fous » ou des « marginaux » !
Maire de Béziers
Ancien journaliste, fondateur de Reporters sans frontières et de Boulevard Voltaire 


C’est avec une émotion indicible que j’apprends l’attaque dont vient d’être victime la rédaction de Charlie Hebdo. Je pense aux journalistes abattus, aux policiers tués, à leurs familles.
Après 23 ans à parcourir le monde pour défendre la liberté d’information et les journalistes, jamais je n’aurais cru vivre cela dans mon pays, jamais je n’aurais cru cela possible.
Personne d’ailleurs, il y a encore quelques années, n’aurait pu l’imaginer.

Cela étant, il faut cesser la politique de l’autruche.

Non, les assassins ne sont pas des « fous » ou des « marginaux ». Ce sont des tueurs islamistes qui veulent imposer la terreur comme leurs congénères de Syrie ou d’Irak. La différence est qu’aujourd’hui, après trente ans d’immigration galopante, ces choses-là sont possibles à Paris et en France.
Non, la rédaction de Charlie Hebdo n’a pas été attaquée par des gens adversaires de la liberté de la presse. Elle a été attaquée parce qu’elle avait osé, courageusement, librement, critiquer l’islam.
Si des conséquences politiques ne sont pas tirées de cette tragédie, alors, d’autres viendront. Tout doit être fait pour éviter la libanisation de notre pays. Il est encore temps.

lundi 5 janvier 2015

Carpentras nominée aux villes les plus endettées. Merci Mr le Maire Francis Adolphe

lire l'article complet dans Vaucluse matin de ce jour
On voudrait regarder uniquement le ciel bleu, écouter les oiseaux chanter au seuil de la nouvelle année, que nous vous souhaitons meilleure que celle de 2014,  succomber à la tentation de Venise..et vlan..cet article nous  fait ressortir  du silence ...

Merci donc à Francis Adolphe , Maire de Carpentras, dont les paillettes des Noëls insolites  lui ont permis de se faire encenser par sa cour de courtisans, mais la réalité revient....

Carpentras nominée au tableau des villes les plus endettées....6ème dans le classement des villes les plus endettées....de quoi donner aux contribuables Carpentrassiens des sueurs froides... il s'agira de se le rappeler lors des élections cantonales de Mars 2015, donner une gifle électorale aux socialo-communistes et à ceux qui ont permis son élection....suivez le parfum de lavande à 13%...

C'est bien Francis Adolphe le responsable de cette dette exponentielle, lui qui aux élections Municipales de Mars 2014 se défendait d'être François (Hollande) "Moi, c'est Françis" voulant ainsi se démarquer de la politique gouvernementale des socialistes..
.Mais, comme eux, plus de dettes, plus d'impôts....alors les fanfaronnades du Maire qui va nous dire que ces chiffres sont faux, que Carpentras n'est pas plus endettée que d'autres villes de même strate, qu'on n'y comprend rien....
Cà suffit!!


vendredi 19 décembre 2014

Noël n'est donc pas forcément synonyme d'indigestion.....un belle interview de Perico Legasse



FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Foie gras, huîtres, champagne, saumon... La période des fêtes approche avec son lot de repas gargantuesques. L'occasion de rencontrer Périco Légasse qui nous rappelle que l'instant de table est fondateur de notre civilisation.



Périco Légasse est rédacteur en chef de la rubrique vin et gastronomie à l'hebdomadaire Marianne.

FigaroVox: La période des fêtes approche avec son lot de repas gargantuesques. Quels sont les produits qui vont envahir les supermarchés et nos assiettes?
Périco LEGASSE: A ce moment de l'année, la communication pro surconsommation pousse les gens à ingurgiter des produits à consonance luxueuse avec les mots «foie gras» ou «saumon fumé», issus pour la plupart de l'industrie agro-alimentaire et qui ne correspondent pas à ce que sont ces produits à l'origine. La publicité donne l'illusion aux masses de manger comme les riches et la grande distribution met à la disposition de cette clientèle désabusée des millions de tonnes de cochonneries qui portent le nom de «foie gras», de «saumon fumé» et de «chocolat», mais qui n'en sont pas! En réalité, ces produits-là doivent être d'un niveau qualitatif élevé et vendus à un certain prix en deçà duquel le consommateur prend un risque énorme.
Qu'est-ce qu'un vrai foie gras ou un vrai saumon?
Un vrai foie gras, au départ, c'est un foie entier de palmipède, canard ou oie, élevé dans des conditions respectueuses de l'animal. Certes, celui-ci est gavé, mais à un rythme où il puisse supporter cette forme d'alimentation. De même, les saumons authentiques ne sont pas gavés d'antibiotiques dans des cages sous-marines où on les entasse par centaines de milliers, mais élevés dans des volumes où il se développent avec suffisamment d'espace et se nourrissent avec des aliments sains. On peut faire des usines à bouffe partout, des usines à foie gras, des usines à saumon, face auxquelles on trouve une production fermière ou paysanne qui correspond à ce que ces produits qui font rêver doivent être à l'origine, une sorte d'exception. Ces derniers étaient forcément bons car ils ne sortaient qu'à ce moment de l'année, respectueux de la saison, à une échelle raisonnable. Or aujourd'hui, on mange de tout toute l'année. Et à Noël, il faut encore en manger un peu plus … C'est une dérive alimentaire déplorable.


Comment faire pour éviter cette dérive? Quels seraient vos conseils de gastronome?
D'abord, nous ne sommes pas obligés d'acheter à bas prix ces produits dit «de luxe». Nous ne sommes pas obligés non plus de surconsommer, de se bâfrer. La fête de Noël célèbre la naissance du Christ pour les chrétiens. Rappelons que celui-ci a vu le jour de parents pauvres quasiment en situation de SDF dans une grange avec un bœuf et un âne! Noël n'est donc pas forcément synonyme d'indigestion et de crise de foie systématique!
Deuxièmement, je ne sais pas si c'est le cas au Groenland ou en Tasmanie, mais les Français, même modestes, peuvent encore se faire plaisir et bien se nourrir chez eux pour pas trop cher avec des produits délicieux. Plutôt que d'acheter un morceau de foie gras infâme à cinq ou six euros dans une grande surface, sorti d'une machine comme on le voit dans certains films, ils peuvent aller chez un artisan charcutier de quartier acheter une bonne terrine de campagne maison. Ils auront payé beaucoup moins cher et seront beaucoup plus heureux sur le plan du gustatif qu'avec un foie gras industriel. En outre, ils auront fait du bien à la France en faisant travailler un artisan qui aura utilisé des produits sains provenant d'un producteur français.
Diriez-vous qu'il y a une démarche politique dans notre manière de consommer?
Acheter uniquement ses produits dans les enseignes de la grande distribution, c'est comme voter éternellement pour un même parti qui vous envoie dans le mur! Le choix citoyen, c'est de répartir son budget. Si je dépense trente euros de fromage par mois, au lieu d'acheter dix fromages industriels au lait pasteurisé à trois euros, j'en achète cinq à six euros ou quatre à huit euros. Et sans dépenser un centime de plus, j'ai du fromage au lait cru de terroir qui aura fait travailler un artisan, un agriculteur, un éleveur qui perpétue une tradition et qui préserve nos paysages. En outre, cela fait du bien au palais, à l'être et au pays. C'est à la fois un geste de plaisir et un acte patriotique.
Le consommateur est-il seul responsable? Qu'en est-il de l'industrie agro-alimentaire et de la grande distribution?
L'industrie alimentaire et la grande distribution sont aujourd'hui la prolongation du système bancaire. Leur but n'est pas de nous nourrir, mais uniquement de faire de l'argent par la vente de biens de consommation. Leur profit n'est pas le résultat de leur travail mais leur travail est au service de leur profit. En tant que consommateur, le citoyen a une part de responsabilité et peut décider de répartir son budget de consommation différemment dès lors qu'il a pris conscience que nourrir la grande distribution, c'est vouer le pays à la disparition. A force de saper toutes les formes de l'économie artisanale, à force de détourner sa clientèle vers le toujours moins cher, ce patrimoine va finir par mourir. Les Français seront un jour contraints à n'avoir que des enseignes de grande distribution à la place de nos anciens commerces de proximité. Aujourd'hui, à Paris, même les épiceries arabes que l'on a d'abord regardées avec méfiance, mais qui constituent finalement les derniers commerçants de quartier, sont en train d'être éradiquées des centres-villes grâce à Jacques Attali et Nicolas Sarkozy et leur loi de modernisation de l'économie (LME) qui se révèle un fléau anti national. Le consommateur doit dire non, s'indigner et refuser de faire le mouton.


Certes, les produits achetés dans les petits commerces vont nécessiter un peu plus de temps de préparation à la maison, mais le fait d'être à table le soir et de partager un plat qui a été préparé ne peut que susciter de la conversation et rétablir une relation humaine autre que celle que génère une boîte achetée dans un congélateur qu'on aura fait cuire dans un micro-onde et ingurgitée comme un animal qui finit sa pâtée! Les humains ne se nourrissent pas comme on met du carburant dans sa voiture. Nous sommes en France, dans une société à visage humain qui entend le demeurer. En ce sens l'instant de table est fondateur de notre système social et de notre humanité.
Il y a de moins en moins de petits agriculteurs aussi …
Les agriculteurs représentaient la moitié de la population au début du XXe siècle et ne sont plus aujourd'hui que 2% de la population. 500 000 agriculteurs sont censés donner aujourd'hui à manger à 64 millions de Français. Pour faire face à cette demande, ils sont obligés de s'industrialiser et développer le productivisme et l'agriculture intensive.
Quelle est la part de responsabilité de la PAC dans cette dérive?
La PAC a consisté à financer l'agriculture française pourvu qu'elle se modernise, comprenez qu'elle s'industrialise. Se moderniser, cela signifiait surproduire et créer des situations de monopole pour être compétitif au niveau international. L'agriculteur ne peut vendre très bon marché que s'il surproduit pour faire baisser les prix. Pour surproduire, il faut aussi que la terre surproduise. Cette dernière a été saturée de technologie chimique et d'engrais jusqu'à ce que nos sols soient lessivés. Le sol de France est entrain de mourir ou disparaître. Pour quel résultat? Les prix sont tellement bas que l'agriculteur ne peut pas en vivre et ne peut survivre que grâce aux subsides que lui verse le contribuable allemand à travers l'Union européenne et la PAC. C'est un système totalement ubuesque et schizophrène.
D'autant plus que la balance commerciale agricole est négative …
Etant donné la richesse de ses paysages et de son terroir, l'agriculture française devrait être autosuffisante et bénéficiaire en exportant tous ses produits d'excellence, comme on exporte un artisanat d'art. N'oublions pas que les produits AOC sont le premier poste du commerce extérieur de la France. Si la céréale se porte bien, et même très bien, ce n'est pas grâce à sa plus value agricole, mais aux aides européennes, quelle honte! Au final, la France importe environ 40% de ses besoins alimentaires. Alors que l'on nous a expliqué que la PAC devait nous sauver, nous émanciper et nous hisser au sommet de la qualité agricole, notre agriculture est divisée entre tiers monde et oppulence friquée. Notre paysannerie, qui est la meilleure du monde, reçoit de l'argent à la fin du mois pour pouvoir nourrir sa famille!


Les pouvoirs publics en ont-ils conscience?
La plupart des politiques nous ont conduit depuis cinquante ans à cette situation. Ils portent une responsabilité écrasante, mais refusent de changer de cap, d'arrêter le massacre, car on leur a expliqué qu'il n'y avait pas d'autre alternative. Comme l'avouent en cachette certains experts complices de cette gabegie, si nous sortons du système, le système -notamment bancaire- nous fera la peau, car il est hors de question de montrer qu'une troisième voie peut-être viable. La priorité nationale aujourd'hui devrait être la résurgence de cette agriculture qui faisait de la France la première puissance mondiale. A l'heure où le demande de nourriture n'a jamais été aussi forte, on se demande qui sont les nuls, ou les voyous, qui ont pu affaiblir autant ce fleuron économique qu'est l'agriculture française. Aucun responsable politique ne semble malheureusement aujourd'hui en mesure d'inverser la tendance. Je le dis solennellement et froidement, si nous laissons disparaitre cette agriculture de territoire, de diversité, de paysages, à échelle humaine ou familiale, de petite et moyenne production, c'est-à-dire entre 50 et 80 hectares, qui est le socle matériel, physique et culturel de ce pays, c'est l'âme française qui va disparaître. Certains s'en réjouiraient, car l'âme française ne se distribue pas, ne se monétarise pas, ne se décrête pas, elle s'acquiert par imprégnation. Il faut donc effacer ce qui imprègne...
Le néolibéralisme financiarisé n'a pas besoin d'agriculture et certains courants politiques français sont même convaincus qu'il faudrait l'éliminer et se contenter d'importer notre alimentation. Pourquoi s'ennuyer à entretenir du blé, du lait, des légumes, des vaches, des cochons, dans une économie déficitaire, pollueuse et source de malheur? Entre 150 et 200 agriculteurs se suicident chaque année, supprimons cette classe sociale pleureuse et il n'y aura plus de souffrance ni de malheureux! Transformons cette activité et ces territoires en parcs de loisir avec les péquenauds à l'intérieur, comme dans le film La Soupe au chou (1976)! Mais l'on n'en est plus très loin. La «Grande surface», dans tous les sens du terme, gagne chaque jour du terrain. Toutes les secondes, vingt-six mètres carré de terres cultivables française sont transformées en béton: supermarchés, zones commerciales, zones pavillonnaires, zones de loisirs et autres enfers consuméristes. Il nous reste encore de la marge, mais nous sommes en train de dilapider notre principale richesse. Et lorsqu'il n' y aura plus d'agriculteurs, il sera trop tard pour se rendre compte que la France n'est plus la France. Ce sera un pays technique existant à travers une forme de biologie industrielle qui entretiendra une population artificielle programmée pour consommer dans la machine à profits. On assiste à l'assassinat de la France.


La ferme des mille vache est-elle emblématique de cette dérive?
C'est effectivement un bon exemple. Même Alain Finkielkraut, qui est un philosophe urbain et ne semblait pas sensible à cette question, a pris conscience qu'il y avait un patrimoine agricole, un environnement culturel des campagnes et une sociologie des paysages. Il a pris conscience que la pire horreur actuelle était d'enfermer des vaches, destinées à évoluer dans un pré, à «danser dans les pâturages» comme il dit l'avoir vu de ses yeux, à l'intérieur d'une usine. Les vaches transformées en machine, dont le but n'est plus de produire du lait, mais de fabriquer du méthane avec leurs déjections, c'est-à-dire de l'énergie. La vache muée en usine thermo-agricole! Pour Alain Finkielkraut, comme pour moi, inverser le sens de la nature, c'est à dire partir du cul pour aller vers la bouche, car c'est bien ça le schéma, cela signifie la fin de la civilisation.
Faut-il en passer par une période de décroissance?
Avant de passer à la décroissance, tentons de corriger, «de calmer», cette croissance folle qui fait que pour développer les profits de la surconsommation, il faut surproduire sans fin. Revenons d'abord à une agriculture qui satisfasse la demande et uniquement la demande, mais une demande écoulée en totalité par une juste gestion des nécessités. Ce sera déjà une prouesse. Ne produisons que ce dont nous avons besoin et tout changera. Les conditions environnementales de production seront meilleures et les tarifs baisseront tout en nourrissant les producteurs. Plus de surproduction, donc plus besoin de saturer les soles de chimie et de technologie. Mais oui à une production, même intensive, car il faut nourrir des bouches sans cesse plus nombreuses (un jour il faudra aussi y réfléchir...), par l'agronomie et la main d'oeuvre qualifiée, dans le respect de l'environnement et de la ressource, tout en générant des richesses. Et du bonheur...
Si l'on n'a besoin que de 15 kilos de pomme de terre à 2€ le kilo pour vivre, pourquoi en produire 30 à 1€ le kilo pour faire baisser les prix sous prétexte qu'ailleurs ils produisent 15 kilos à 1 euro. C'est stupide. L'agriculteur produira moins mais mieux et sera rémunéré à sa juste valeur, pour son travail. Le consommateur ne sera pas obligé de surconsommer pour entretenir le système. Il mangera seulement ce dont il a besoin et le paiera au juste prix: 2€. C'est un équilibre écologique, sociologique, nutritionnel et un vrai programme politique. Il est a porté de main.


A l'heure du plateau repas, la période des fêtes est un des rares moments consacré au repas familial. Celui-ci est-il en train de disparaître?
Oui, dans la mesure où le consommateur est conditionné par la télévision à ne plus acheter plus que des marques. Lorsque vous interrogez la tranche d'âge des 15-18 ans, plus de 60% ignore le contenu de leur repas de la veille ou du midi. Ils répondent par des noms de marques (Findus, Vivagel, Igloo) et sont généralement incapables de vous dire si c'était du poisson ou de la viande. Nous faisons face aujourd'hui à un désapprentissage de la façon de se nourrir et à une ignorance flagrante de notre patrimoine alimentaire. Il est essentiel de réapprendre à manger aux consommateurs de demain en leur expliquant comment se nourrir, en commençant à l'école. Qu'est-ce qu'une pomme? Qu'est-ce qu'un verre de lait? Qu'est-ce qu'un morceau de pain, de beurre? Cela fait quatre décennies que le marché explique au consommateur, «ne t'inquiète pas l'agro-industrie tient des produits quasiment prédigérés à bas prix à ta disposition dans les supermarchés». Cette logique nous mène droit à la barbarie. Si le repas familial, qui est l'instant social où les générations se rencontrent pour échanger et transmettre, n'existe plus en tant que tel, que chacun se nourrit dans son coin comme on fait le plein du réservoir, avec son packaging de petites boites individuelles, qui devant sa télé, son ordinateur ou son jeu vidéo, il n'y a plus d'humanité, donc plus de valeur, plus de repère, plus d'interdits. Le repas est l'instant fédérateur de la famille, au moins celui du soir. S'il n'y a plus de repas, la famille ne se constitue plus autour de la table et c'est la porte ouverte à toutes les dérives. Oui, la manière dont on se nourrit est source d'harmonie ou cause de fracture dans notre société.
N'est-ce pas un peu pardoxal à l'heure de la multiplication des émissions de cuisine?
Ces émissions vont dans le sens de la malbouffe car elles font de l'événementiel, du ludique et du spectaculaire, en aucun cas du pédagogique. Top chef est le Koh-Lanta du ragoût: les participants ont peur, se terrorisent, se combattent et se coupent en morceaux tandis que les plats sont impossible à refaire chez soi. C'est du reality show qui donne l'illusion de la gourmandise

vendredi 12 décembre 2014

A Carpentras : Des spectacles insolites qui auraient davantage leur place dans un Carnaval de Février ou dans un Festival d'attractions insolites durant les soirées d'été

Un excellent article que nous vous invitons à partager sur vos réseaux sociaux

Programme de Noël à Carpentras : nous couper de nos coutumes, de nos traditions…


'"Plusieurs méthodes pour achever l’éradication de ce qui reste de chrétien dans ce vieux pays. La première, on l’a connaît.
Elle fait grand bruit actuellement autour des crèches de Noël : c’est celle des Robespierre de sous-préfecture qui en appellent aux robins de la justice administrative. La seconde est plus sournoise, plus intelligente (ce qui n’est pas difficile, au reste). Plutôt que de déraciner l’arbre, étouffons-le sous le lierre et les lianes. Cela sera plus discret, donnera un aspect « soins palliatifs » du meilleur effet dans notre société compassionnelle. On pourra même croire que les lianes sont des guirlandes.
 C’est la méthode utilisée depuis plusieurs années par le maire socialiste de Carpentras, Francis Adolphe.

Le programme des festivités de fin d’année s’appelle « Noëls insolites ». Déjà : non pas un Noël, mais des Noëls. On prête à François Mauriac ces propos : « J’aime tellement l’Allemagne que je préfère qu’il y en ait deux. » « J’aime tellement Noël que je préfère qu’il y en ait plusieurs », pourrait paraphraser M. Adolphe.

 « Insolites » : « Qui est différent de l’usage, de l’habitude, aux règles. » Il s’agit bien de cela : nous couper de nos repères, nos coutumes, nos traditions.

En effet, le programme propose toute une série d’animations qui, globalement, sont à la fête de Noël ce que le tue-cochon est à la fête de l’Aïd. Je cite la description d’une de ces animations, tirée du site officiel de la mairie de Carpentras : « Entre mirages et maléfices, les ensorceleurs, marabouts et autres chimères envoûteront la rue, troubleront vos sens et illumineront vos hallucinations. Suivez leurs facétieuses divagations, goûtez aux sortilèges ! » Une autre : « Partez sur les traces des dragons, qui, dans des temps anciens, peuplaient le Comtat Venaissin. »

Une dernière pour la route : « Les Irréels forment un peuple parallèle aux humains. On ne sait s’il s’agit d’une civilisation millénaire, d’une tribu futuriste ou d’une espèce méconnue. Vivent-ils à nos côtés depuis toujours sans que nous puissions les rencontrer ? Sont-ils l’image hybride de notre mutation à venir ? » 

Inutile de préciser que, dans ce bazar fantasmagorique, les tambourins et galoubets ne sont pas à la fête et que le petit Jésus n’y a pas sa place.

 Au fond, heureusement. Noël devient ainsi le contraire, pire, la négation même de la fête de l’Incarnation. Elle se transforme en véritable entreprise de désincarnation : nous arracher à toute référence historique, patrimoniale, traditionnelle, à tout ce qui peut nous enraciner dans un minimum de culture — je n’ose employer le mot civilisation — chrétienne.

Cet exemple de Carpentras est à l’image de l’utopie mortifère de nos socialistes. François Hollande ne voulait-il pas réenchanter le rêve français ? Je rappelle la définition du verbe enchanter : « soumettre à un pouvoir magique, ensorceler ». Au passage, on a vu le magicien !

Est-ce ainsi que l’on fera aimer nos petite et grande patries à ceux qui viennent d’ailleurs et qui resteront chez nous ? En leur proposant un manège enchanté en guise de projet de société ? On peut croire au père Noël !""Georges Michel""